26.01.2010
Exposition sur l'internement des nomades pendant la 2nde guerre mondiale
Du 1er au 12 février, se tiendra au collège Via Domitia une exposition intitulée « Un camp pour les Tsiganes. Saliers, Bouches du Rhône, 1942-1944 » réalisée par le conseil général des Bouches du Rhône.
Cet exposition porte sur l'internement des nomades pendant la seconde guerre mondiale en France.
L'exposition est accessible tous les jours pour des classes ou des groupes. Elle est ouverte au public, le mercredi 3 février de 14 à 18 heures et le vendredi 5 février de 9 à 17 heures.
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17.12.2009
Campuget, un domaine à découvrir samedi et dimanche

Au cœur d'un vignoble de 160 hectares, se dresse le château de Campuget, datant de la fin du XVIIIe siècle. La petite maison à proximité, dite du potager (à gauche sur la photo), date même de 1643. Ici, d'après des archives, on cultive la vigne depuis au moins 1753 et ce n'est pas près de s'arrêter.
Franck-Lin Dalle, l'actuel propriétaire du domaine, a succédé à son père et à son grand-père qui avait repris la propriété en 1941. Il parle volontiers du château, de son métier et de sa passion pour le vin : « mon métier c'est vigneron. C'est un des rares métiers où il faut savoir tout faire : culture de la vigne, embouteillage, commercial... »
Il a grandi dans le château mais il habite maintenant « une petite maison à cent mètres, plus pratique à chauffer et à entretenir ». La bâtisse n'est pas pour autant un endroit fermé et triste. Il accueille régulièrement des groupes pour des repas de famille ou des séminaires.
Plein de projets, son propriétaire souhaite avant tout que le domaine reste un lieu ouvert et fourmille d'idées pour le faire découvrir. Ainsi un projet de chambres d'hôte est en cours mais aussi des Floralies en avril prochain. Des journées portes ouvertes avec notamment visite du château sont par aussi organisées samedi 19 et dimanche 20 décembre.
Renseignements au 04 66 20 20 15.
20:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : campuget, manduel
23.11.2009
Eliane, à la recherche de son histoire

« Jamais durant mon enfance, je n'ai eu une seule réflexion. Jamais personne n'a fait allusion aux origines de ma mère. » Alors que tant d'enfants ont souffert d'être des « enfants de Boches », Eliane et son frère Jean-Pierre ont passé dans la Loire une enfance heureuse, sans histoire, auprès de leurs parents mais au prix du silence de leur mère. C'est seulement aujourd'hui qu'Eliane Thévenet mesure la solitude et les difficultés par lesquelles sa mère est passée.
L'histoire de ses parents commence quand Jean, son père, prisonnier de guerre est envoyé à Vienne pour travailler dans une usine fabriquant des bouteilles d'oxygène. A son arrivée, il ne parle absolument pas allemand et pourtant il va rencontrer et aimer Litsi, jeune ouvrière autrichienne issue d'une famille nombreuse modeste et opposée au régime nazi. Le père, pris dans une rafle, a même été déporté à Buchenwald avant d'être heureusement libéré.
Eliane raconte « les gens, qui n'étaient pas d'accord avec le régime, ne pouvaient rien dire, ils étaient aussitôt arrêtés ». Elle poursuit « c'était absolument interdit de fréquenter des prisonniers et mes parents risquaient leur vie. Un jour, ils ont été aperçus ensemble par la police. Mon père s'est enfui mais ma mère a été arrêtée et interrogée pendant plusieurs heures par la Gestapo. Elle est passée dans cinq bureaux et malgré les brimades et les insultes, elle a tenu bon et raconté plusieurs fois de suite qu'elle l'avait croisé par hasard. »
Habitant Vienne, la famille a énormément souffert des privations, des bombardements mais aussi des occupations successives. Les filles ont dû vivre cachées à la cave derrière les tas de charbon pour ne pas être violées par les troupes russes. Deux fils ont été tués et Litsi a eu un enfant de son amoureux français, le petit Hans, qui n'a malheureusement pas survécu aux conditions précaires. Jean n'a pu le reconnaître et même après guerre, ça n'a jamais été possible.
Quand les camps ont été libérés, Jean est rentré en France après cinq ans passés en Autriche puis a entrepris des démarches pour faire venir Litsi, qui est arrivée à Strasbourg le 2 novembre 1945. Eliane tient à préciser que c'est grâce au Général de Gaulle que les femmes autrichiennes ou allemandes fiancées avec des français ont pu les rejoindre.
Litsi et Jean se sont rapidement mariés et Litsi est devenue française. Depuis, pour l'état civil français, elle s'appelle Alice. Un fils est ensuite né puis Eliane.
Pour préserver les enfants du racisme anti-germanique alors ambiant, Alice n'a pas plus parlé allemand et les enfants ont été privés de leur langue maternelle. Eliane indique « Mon père voulait nous protéger. Je me rappelle l'avoir entendu dire à ma mère " tu te tais " lorsque sans doute des mots lui échappaient. Enfant, je n'ai été victime d'aucune raillerie de la part des autres. Nous vivions normalement. Aujourd'hui je ne me rends compte de ce que ma mère a dû vivre, de la solitude qu'elle a dû endurer. Comme beaucoup de civils, elle a beaucoup souffert pendant la guerre et après, il lui a encore valu se cacher, d'une certaine manière ».
Marié à Noël, Eliane est à présent maman de deux filles, grand-mère de six petits-enfants et de bientôt deux arrière-petits-enfants. A l'heure actuelle, bien qu'ayant passé des vacances en Autriche « tous les ans du 15 juillet au 15 août quand l'usine fermait », Eliane ne maîtrise pas suffisamment la langue de Goethe et a suivi des cours pendant deux ans, entraînant avec elle sa petite-fille Kendra « pour lui donner la musique de la langue » mais elle ressent toujours un blocage à l'oral et ne parvient pas à s'exprimer, sans doute à cause de toutes ces années où parler allemand était interdit la maison.
Aujourd'hui, avoir des parents de langues maternelles différentes est considéré comme une richesse car les enfants dans ce cas sont naturellement bilingues mais ça n'a pas toujours été le cas, Eliane en est un des témoins.
Der Text auf deutscher Sprache : Eliane-T.doc
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08.11.2009
Augustin Sabatier se bat contre l'oubli
La salle du presbytère était comble ce jeudi 5 novembre pour assister à la conférence de M. Augustin Sabatier.
Rescapé d'Auschwitz, il a choisi de raconter ce qu'il a vu et vécu pour que personne n'oublie les atrocités commises par les nazis.
Plus jeune pilote de chasse en France, il a 18 ans en 1939. Après l'armistice en août 1940, il a refusé d'être militaire au sol pour le gouvernement de Pétain et se retrouve tailleur de pierres. Son autre passion pour la radio, sa connaissances des langues, du morse et sa capacité à taper à la machine l'ont désigné pour une mission secrète.
Enrôlé en mars 1943 pour le STO, il devait fournir des renseignements sur la production allemande de carburants. Il est donc parti parmi les travailleurs forcés pour les camps où il a survécu malgré l'impensable, a réussi à transmettre des informations puis à s'échapper de l'enfer, où il est quand même resté six mois.
Doté d'un incroyable dynamisme, les conférences lui permettent d'échanger et de raconter son histoire. Avec un talent certain de conteur, il parvient même à tourner en dérision certaines situations ô combien périlleuses.
A ces côtés, Marcel Alexis Ranquet, compagnon d'infortune rencontré dans les camps, témoigne lui aussi de l'horreur. Il a d'ailleurs clôturé la conférence de son ami en affirmant « Nous sommes deux miraculés. Ce qui nous hantait lorsque nous étions là-bas, c'est que personne ne puisse revenir vivant pour raconter. Mais lorsque nous sommes rentrés personne ne nous croyait. »
Aujourd'hui afin de laisser une trace car « les témoins oculaires se font de plus en plus rares », et parce qu'il ne supporte pas d'entendre certains dire que les camps de la mort n'ont pas existé, M. Sabatier a également raconté son expérience dans un livre intitulé Evadé d'Auschwitz,écrit sous forme de carnet de bord. L'ouvrage est disponible au tabac-presse le Parchemin à Manduel, à la librairie Biblica à Nîmes ou auprès de l'auteur (augustinsabatier@hotmail.com).
22:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : auschwitz, sabatier
04.11.2009
L'école Nicolas Dourieu fête bientôt ses 100 ans

Au mois d'octobre 1909, Gaston Doumergue, futur président de la République, inaugurait l'école des garçons. Cent ans après, les enseignants de l'école, devenue école Nicolas Dourieu en 1986, avec le concours de la municipalité et de l'Association Connaissance du Patrimoine de Manduel, fêteront comme il se doit ce centenaire.
Ainsi une exposition de l'Association du musée de l'école laïque du Gard sur le thème de l'école d'autrefois présentera la reconstitution d'une salle de classe et proposera une visite commentée de celle-ci ainsi que des ateliers. L'Association connaissance du Patrimoine de Manduel exposera à cette occasion le résultat de ses recherches notamment sur Nicolas Dourieu et les élèves afficheront leurs travaux sur le thème du centenaire.
Cette commémoration sera aussi l'occasion pour tous les enseignants et les élèves qui ont usé leurs fonds de culottes sur les bancs de cette école de se retrouver de nombreuses années après, photos à l'appui.
Le programme de cet anniversaire est le suivant :
- Vendredi 13 novembre à 18 h 30 dans la salle des Garrigues : vernissage de l'exposition avec la participation de la chorale de l'école et vin d'honneur offert par la municipalité,
- Samedi 14 novembre : matinée portes ouvertes à l'école à partir de 9 h 30 et à 11 h 30 prise de la photographie souvenir du centenaire dans la cour de l'école puis repas du centenaire dans la salle des Arènes pour tous les élèves anciens et actuels (15 € pour les adultes, 8 € pour les enfants jusqu'à 12 ans),
- Lundi 16, mardi 17, jeudi 19 et vendredi 20 novembre : visite commentée de l'exposition avec pratique d'un atelier calligraphie et d'un atelier conte réservée aux classes élémentaires de Manduel,
- Mercredi 18 novembre : visite ouverte au public
Renseignements et inscriptions au repas avant le 8 novembre auprès de M. Xavier Péchairal 06 32 78 88 20 ou Mme Véronique Volle 06 89 36 48 52.
Par ailleurs, afin de constituer lors de l'exposition un espace « souvenirs », les personnes possédant des photos de classe ou leur reproduction peuvent les confier aux enseignants afin qu'elles soient exposées.
06:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : centenaire, école, dourieu, manduel
01.11.2009
Evadé d'Auschwitz

Jeudi 5 novembre à 18 h 30 au presbytère,
M. Augustin Sabatier donnera une conférence sur les années sombres de la guerre et son évasion du camp d'Auschwitz.
06:33 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conférence
23.03.2009
L'ouvrage « Préhistoire de Manduel » à l'université d'Oxford
Les publications de l’Association Connaissance du Patrimoine de Manduel commencent à intéresser le monde scientifique jusqu’aux Etats-Unis.
En effet, par l’intermédiaire d’un libraire Parisien international spécialisé, c’est d’abord l’Université d’Oxford à Cambridge (Massachusetts – Etats-Unis) qui a demandé deux exemplaires de l’ouvrage « Préhistoire de Manduel » puis le Muséum National d’Histoire Naturelle, Département de Préhistoire, à Paris a fait l’acquisition du même ouvrage.
L’ouvrage « Préhistoire de Manduel, 1.800.000 ans à 2.500 ans avant J.C. » est en vente dans les librairies de Nîmes et également à l’association, chaque mercredi à 14 heures salle Dolto à Manduel ou par téléphone : Gérard Dixmier (Président de l’A.C.P.M.) au 04 66 20 38 44.
22:01 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.11.2008
Une exposition pour comprendre la guerre civile espagnole

Jusqu’au 21 novembre, la salle des Garrigues accueille l’exposition « La guerre civile espagnole et la Retirada » présentée par l’association « Amitiés et Echanges Mauguio-Lorca » et en particulier par M. Pierre Villa, habitant de Mauguio mais attaché à Manduel du fait de son histoire personnelle.
Après-guerre, il a en effet rejoint son père, réfugié espagnol dans la commune. Il a ainsi étudié sur les bancs de l’école manduelloise, avant de devenir universitaire ; une bien jolie revanche sur la vie quand on sait que son père ne parlait pas français quand il a rejoint le village.
L’exposition qui a débuté samedi dernier, par une conférence tente de répondre à la question suivante : 3 ans de guerre, 700.000 morts, 470.000 réfugiés, 36 ans de dictature. Pourquoi cela ?
Comprenant nombre de documents et de photographies d’époque, elle explique de façon très détaillée cette sombre période, finalement peu ou mal connue de beaucoup de nos concitoyens.
La clôture de l'exposition aura lieu vendredi 21 novembre à partir de 17h30 en présence de M. Villa et sera suivie d'un apéritif offert par la municipalité.
21:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, civile, espagnole
16.11.2008
Affluence record pour la commémoration de l'Armistice

Une affluence record et l’apparition inespérée du soleil ont caractérisé ce 90ème anniversaire de l’Armistice de la 1ère guerre mondiale.
Après une messe célébrée en mémoire des poilus, le cortège s’est formé place de la mairie. Les écoliers ont ouvert la marche, suivis de plus de dix porte-drapeaux, des élus et de la population venue nombreuse.
Tout le monde s’est ensuite rassemblé autour du monument aux morts où attendait un piquet d’honneur du 4èmeLes enfants accompagnés des présidents d’associations d’anciens combattants ont déposé un bouquet tricolore sur chacune des 25 tombes de soldats inhumés à Manduel. RMAT.
Une gerbe commune a été déposée par l’UNC, la FNACA et l’ULAC. Mme Sabatier, maire de Manduel et M. Garrel, président des combattants de moins de vingt ans, ont déposé à leur tour une gerbe. Ce dernier a rendu hommage aux 13.000 jeunes de 17 ans, aux 30.000 de 18 ans et à Lazare Ponticelli, chef de file des moins de vingt ans.
Après les messages des présidents d’associations et du secrétariat aux anciens combattants, l’appel des « mort pour la France » a suivi. Les écoliers ont entonné une vibrante « Marseillaise » sous la conduite de M. Gillet, professeur. Deux poèmes ont été lus : « l’Hymne aux morts » de Victor Hugo par deux élèves et un deuxième par M. Garrel évoquant Fleury, commune entièrement détruite et reconstruite en un autre lieu.
« La Madelon » et les remerciements aux porte-drapeaux ont achevé la cérémonie au cimetière puis l’assemblée s’est retrouvé à la salle des Garrigues pour le verre de l’amitié et la remise de décorations : croix de combattant, TRN et médaille de l’Ordre à deux anciens d’Algérie, Jean-Paul Clément et Louis Blanc, diplôme de porte-drapeaux avec médaille spécifique de plus de 20 ans pour Jean-Marcel Maurel et plus de 10 ans pour Yvon Andres.

En marge de cette cérémonie, six jeunes se sont dépensés sans compter, faisant preuve de beaucoup de dynamisme, pour la collecte au profit du Bleuet de France, qui a été la plus importante depuis 10 ans. (www.bleuetdefrance.fr)
Ils ont ainsi récolté plus de 500 €.
21:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : armistice, 11 novembre
10.11.2008
Exposition « la guerre civile espagnole et la Retirada »
La ville de Manduel, en collaboration avec la région, le collège Via Domitial et l’association « amitiés et échanges Mauguio-Lorca et autres cités espagnoles », propose l’exposition « la guerre civile espagnole et la Retirada» du samedi 15 au vendredi 21 novembre à la salle des Garrigues.
Le vernissage aura lieu samedi 15 novembre à 11 heures.
Cette exposition décrit et illustre la période allant de l’avènement de la 2ème république (1931) à la victoire électorale du frente popular (1936), puis la guerre civile (1936-1939) et l’odyssée tragique des réfugiés républicains en France, appelée la Retirada (1939-1945).
L’exposition évoque aussi l’action sous-estimée et souvent méconnue des républicains espagnols engagés dans la campagne de France (1939-1940), l’armée de libération (1943-1945), la Résistance (1942-1944) et la lutte anti-franquiste jusqu’en 1975.
22:11 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, civile, espagnole, retirada








